Liberté surveillée

(…) Des faux frères s’étaient introduits parmi nous pour épier la liberté que nous avons en Jésus-Christ, dans l’intention de nous asservir.(la bible : Galates 2.4)

Dans l’épître aux Galates, Paul nous amène à une profonde réflexion sur le thème de la liberté. Il se penche en particulier sur l’esclavage vers lequel peuvent nous conduire les ordonnances de la loi.

Certains croyants en revenaient à pratiquer de nombreux aspects de la loi après avoir connu le salut par la foi.

Toute cette épître est un plaidoyer pour la liberté, contre le légalisme religieux. Le légalisme religieux est un danger permanent.  Dans Galates 5.1,  Paul nous incite à ne pas nous laisser mettre de nouveau sous le joug de la servitude. C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis.

La loi dit : « Si tu fais ou ne fais pas ceci ou cela, tu auras ou n’auras pas. » La foi dit : « Crois et tu auras. » La loi fait de moi le fils de la femme esclave, la foi fait de moi le fils de la femme libre. (Galates 4.21-31)

Le légalisme religieux nous enferme dans des formes, des apparences, des rituels, des règlements qui « ont une apparence de sagesse en ce qu’ils indiquent un culte volontaire, de l’humilité et le mépris du corps, et cela est sans valeur réelle et ne sert qu’à satisfaire la chair. » (Colossiens 2.23)

L’église est-elle le lieu où les croyants entrent dans la liberté que Christ nous offre ? Ou bien est-elle le lieu où l’on formate chacun à être légaliste ? Le légalisme peut amener les croyants à donner une image extérieure conforme à des normes prédéfinies, mais qu’en est-il de leur foi au Christ vivant ?

Le légalisme rend autosuffisant, orgueilleux, prétentieux, il conduit ceux qui s’en nourrissent à juger les autres sur l’apparence.

Les croyants qui surveillent et épient la liberté dans laquelle certains vivent, par rapport aux lois et ordonnances, sont ici appelés de « faux frères » ! Notre rôle n’est pas de surveiller ou épier la liberté des autres, mais c’est d’entrer dans la liberté à laquelle Christ nous appelle. Notre responsabilité n’est pas de contrôler la liberté des autres, mais de faire nous-mêmes un bon usage de la liberté que nous avons en Christ.

C’est parce que l’apôtre Pierre et Barnabas se savaient surveillés, épiés, qu’ils ont restreint leur liberté de continuer à manger avec les païens. (Galates 2.11-13)

Une prière pour aujourd’hui

Seigneur, je ne veux pas être ni un contrôleur de la liberté des autres, ni un(e) craintif(ve) qui se laisse restreindre dans la liberté que j’aie en toi. Aide-moi à découvrir toute la dimension de la liberté que j’aie en toi. Amen.

Paul Calzada