Le rapide léopard

“Un Éthiopien peut-il changer sa peau, et un léopard ses taches ? De même, pourriez-vous faire le bien, vous qui êtes accoutumés à faire le mal ?” (Jérémie 13.23).
Voici l’un des textes des plus connus parlant du léopard. Le léopard symbolise l’homme naturel. Ce verset souligne l’impossibilité devant laquelle tout homme se trouve de changer son cœur. L’homme ne peut changer sa nature pécheresse.
Il se trouve des personnes qui, voulant être agréées de Dieu, essayent d’améliorer leur façon de vivre : elles font des œuvres, elles assistent aux services religieux… Mais rien de tout cela ne peut changer l’état de leur cœur. C’est ce que rappelle le prophète : “Quand tu te laverais avec du nitrate et que tu emploierais beaucoup de potasse, ton iniquité resterait marquée devant moi, dit le Seigneur, l’Éternel” (Jérémie 2.22).
Nos moyens d’amélioration par nos propres efforts restent limités. Or, ce que Dieu nous propose, c’est une nouvelle nature, une nouvelle vie, un cœur nouveau, et cela par le miracle de sa grâce agissant en nous : “Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai au-dedans de vous un esprit nouveau… Je mettrai mon Esprit au-dedans de vous” (Ézéchiel 36.26/27).
Si nous ne pouvons en aucune manière changer notre nature, pas plus qu’un léopard ses taches, Jésus Christ, lui, peut et veut nous changer, nous transformer. Accepter Christ comme notre sauveur, c’est lui permettre de changer nos vies, nos attitudes, nos comportements : “Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle création : les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles” (2 Corinthiens 5.17).
Un autre texte nous parle du léopard : “Ses chevaux sont plus rapides que les léopards” (Habakuk 1.8).
Normalement la vitesse de pointe des chevaux les plus rapides est de 60 k/h, et la vitesse de pointe des léopards est de 80 k/h. Or, ici il est déclaré que les chevaux vont plus vite que les léopards. Cette rapidité supérieure des chevaux semble être surnaturelle, et surtout visible sur une longue distance. Le léopard est un sprinteur, alors que le cheval gagne sur une longue distance.
Le léopard, qui symbolise l’homme naturel, n’est pas en mesure d’aller loin dans ses élans. Il se lasse vite dans ses bonnes résolutions, alors que l’homme équipé surnaturellement de l’Esprit de Dieu est en mesure de tenir la distance. Le surnaturel prend le dessus sur le naturel.
Encore une fois, Dieu nous rappelle que ce qui est impossible naturellement, devient possible surnaturellement. Tous nos efforts ne pourront jamais nous permettre d’atteindre, ce que seule la grâce de Dieu peut faire en nous.

Ma prière en ce jour :
Seigneur, tu me rappelles en ce jour que ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu. Je mets ma confiance en ta grâce pour que tu changes en moi ce que je ne puis faire par mes efforts. Je crois au surnaturel divin qui m’emmène bien au-delà de mes limites. Amen !

Paul Calzada