Méditation

Méditation de la semaine

À qui appartenez-vous?

 

Vous ne vous appartenez pas à vous-mêmes, car vous avez été rachetés à un grand prix.
(La Bible – 1 Corinthiens 6.19-20)

 

Nous vivons à une époque dans laquelle, paradoxalement, la notion  « d’appartenance »  est à la fois décriée et louée. D’un côté, je pense à ce fameux slogan « Ni Dieu ni maître »  qui exprime le rejet de toutes formes d’autorité. L’idéal contemporain serait la libération vis-à-vis de toutes entités supérieures, l’indépendance la plus complète. D’un autre côté, on observe le désir omniprésent de s’identifier à une communauté, un groupe quel qu’il soit.

 

Le psychologue Abraham Maslow indiquait, dans sa fameuse pyramide, le besoin d’appartenance comme un besoin essentiel de tout être humain. Le jeune étudiant que je suis se rappelle sans difficulté qu’il y a, en effet, dans le cœur humain, un désir profond de faire partie d’un clan, où l’on est connu(e), accepté(e) et aimé(e). Seulement, sans nier la légitimité de ce besoin d’attachement, Dieu nous avertit tout au long de la Bible de ne pas nous mettre sous le joug d’une fausse appartenance ou identité. Parmi les appartenances les plus toxiques :

L’appartenance à un autre maître que Jésus. Être un disciple implique, par définition, le fait de choisir, suivre et imiter un maître. Il existe dans ce monde une multitude de maîtres possibles : philosophes, penseurs, personnalités politiques, artistes, influenceurs, célébrités… et même pasteurs. Mais en tant que chrétiens – littéralement « petits Christ » – nous devons veiller à plaider allégeance ultimement à Jésus seul.

 

L’appartenance à un péché. Face à un péché récalcitrant, il peut être tentant de baisser les bras et de céder au fatalisme en se disant : « Ça fait partie de qui je suis. »  Mais selon les promesses de la Bible, il n’en est rien : « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles« . (La Bible – 2 Corinthiens 5.17 )

 

L’appartenance à soi-même. Comme nous le rappelle l’apôtre Paul : « vous ne vous appartenez pas à vous-mêmes« . En tant que peuple des rachetés, nous sommes appelés à délaisser notre égocentrisme étouffant pour nous mettre au service de Dieu et de notre prochain. À ce sujet, j’apprécie les paroles de ce chant J’appartiens à Jésus : « Replié en moi-même, je vivais à l’étroit. Désireux que l’on m’aime, je n’adorais que moi. Attiré au-dehors, je ne m’appartiens plus. À la vie, à la mort, j’appartiens à Jésus. »

Joseph Gotte

 

 

 

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